Réinitialiser le site de la Ferme Equestre de Bois Guilbert
Quel devenir pour le BAFA
et les centres de vacances et de Loisirs?
L'application tatillonne d'un arrêté du Ministère de la jeunesse et des sports menace des milliers de jobs d'étudiants et la philosophie même des centres de vacances et de loisirs !
Jusqu'à aujourd'hui le Bafa, un acronyme bien connu des étudiants, animait bon nombre de séances d'initiation à des activités physiques de pleine nature au sein des centres de vacances et de loisirs (CVL) sous l'autorité des moniteurs diplômés d'Etat. Le Bafa a permis à de nombreux étudiants (peut-être vous ?), non seulement de gagner « l'argent des vacances », mais aussi de s'enrichir aux contacts d'adolescents et de jeunes enfants grâce à des fonctions d'encadrement. Le bafa évoque immanquablement des souvenirs de rencontres dans un esprit de vie collective attachante.
Aujourd'hui, à la suite d'une « relecture textuelle » de la réglementation par le Ministère de la jeunesse et des sports, l'encadrement de ces animations d'initiation concernant certaines activités dites « à risque » au sein des centres de vacances et de loisirs (ACCEM dans le jargon administratif) ne peut plus être assuré que par les professionnels eux-mêmes, diplômés du tableau A (BAPAAT, BEES 1 er ou 2 ème degré, BP-JEPS, AQA , .......) un grand nombre de job d'étudiants sont menacés ainsi que les projets pédagogiques des centres de vacances.
Cette application raide, tatillonne et sans concertation de la part des délégations régionales du Ministère de la Jeunesse et des Sports d'un texte de loi embrouillé se manifeste en ce moment par des injonctions de la gendarmerie. Le péril est-t-il si imminent pour que l'on déplace la maréchaussée ?
Passons sur le fait que cette exigence soudaine des pouvoirs publics déstabilise les centres de vacances, et menace même l'existence de certaines activités par manque de professionnels, pour ne retenir que l'abandon de tout projet pédagogique au profit d'une marchandisation accrue dans l'initiation des activités physiques et sportives des enfants .
En effet, les diplômes dorénavant requis pour l'encadrement n'étant pas à la portée des étudiants en terme de temps et de coûts, concernant de plus des activités saisonnières, la loi va de fait favoriser la centralisation de l'offre de loisirs pour les jeunes et les adolescents, loin, très loin de l'esprit de découverte de l'autre et d'apprentissage de la vie en commun tel qu'il se manifeste dans les centres de vacances et de loisirs.
Avec les colonies de vacances, les séjours de vacances comme on dit aujourd'hui, on est tout de suite dans les grands chiffres, 1,5 millions d'enfants sont accueillis chaque année dans plus de 30 000 séjours, 175 000 adultes participent à l'encadrement des jeunes et plus de 1 000 agents qui se mobilisent chaque année pour que tout se passe bien. Et pourtant, il est constaté une baisse importante de la fréquentation de ces séjours par les familles... Il est urgent de redonner une cohérence entre le projet d'animation et le niveau d'encadrement des activités proposées pour que les enfants et leurs animateurs eux-mêmes afin que chacun retrouve le plaisir de partager ensemble l'aventure de la "colo" !
Louis de Pas, pionnier du poney en France, puis son fils Thierry de Pas, propose des séjours de vacances à poney sur un concept qui reste unique : chaque enfant se voit attribuer un poney sur tout son séjour pour vivre intimement ses journées en sa compagnie. Bois Guilbert est l'un des plus grands centres de vacances et de loisirs dédiés aux poneys. A ce jour c'est plus de plus de 150 000 enfants qui sont passés à Bois Guilbert et bon nombre en garde un souvenir vivant et ému. Thierry de Pas, tout comme son père l'était, est animé par la passion des poneys. Il a su faire évoluer la pertinence de son projet pédagogique au cours des années avec le souci de la sécurité des enfants. La ferme équestre de Bois Guilbert est aussi reconnue au niveau national grâce à « la mise à l'herbe », une tradition locale qui attire tous les ans plus de 4000 personnes.
Aujourd'hui Thierry de Pas est prêt à livrer ses impressions sur cette loi et à donner des pistes de travail pour améliorer cette situation qui risque de briser le rythme propre aux enfants et d'étouffer toute velléité de projet pédagogique. Une perte d'autant plus dommageable que les poneys représentent pour les enfants un moyen efficace de se responsabiliser au contact d'un animal.
Le 16 avril
Contact presse : Michel Floirat
Tel : 06 80 14 30 77
E.Mail : envicom@club-internet.fr
: A titre d'exemple, il existe 8 brevets et qualifications possibles pour l'encadrement de l'enseignement équestre sans compter les options. Les activités prises en charge par les étudiants titulaires du BAFA sont limitées au pansage et à l'évolution au pas dans un lieu clos, ce qui induit des personnes ressources titulaires d'un des 8 brevets cloisonnés dans leur spécificité (limité à la promenade ou à un lieu clos) et par là même une organisation complexe des activités qui vient en contradiction avec le rythme de vacances auquel aspirent les enfants en centres de vacances et de loisirs.