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Escapade
à cheval
En Normandie
En Islande
A refaire
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L'Earl Ferme Equestre de Bois Guilbert propose de façon occasionnelle des expéditions équestres à ses cavaliers. Ces activités se déroulent dans le cadre de la loi du 13 Juillet 1992, sous le couvert de l'agrément délivré par arrêté préfectoral sous l'habilitation n° AH 076 05 0001.
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EXPEDITION EQUESTRE
au
KAZAKHSTAN
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A la rencontre des peuples cavaliers
(Kazakhs et Ouïgours)
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Partenaire pour la réalisation de cette expérience:
Renaud Desgrées du Loû, responsable de la société SELADANG qui gère des réserves naturelles en territoires libres et sauvages à travers le monde, et plus particulièrement en ASIE où elle a l'expérience de la gestion des espèces relativement peu connues. Elle applique des règles simples sur ces territoires afin d'intéresser les populations locales au management de la faune sauvage qui s'y trouve. Le financement de ces territoires est apporté par la chasse sportive et/ou l'éco-tourisme (trekking, randonnées, safari-photo, expédition à cheval, balades à dos d'Eléphant, pêche à la mouche, etc...)
Compte rendu du périple:
Nous sommes partis à 4 cavaliers du Vendredi 10 septembre au samedi 18 septembre 2004 pour un périple équestre dans les montagnes des Tian Shan. Elles se dressent dans le Sud-Est du Kazakhstan, aux confins de la Chine et de la Kirghizie. Loin des circuits touristiques, nous avons partagé un peu de la vie des minorités Kazakhs et Ouïgours, éleveurs de chevaux de vaches et de moutons de cette région d'Asie Centrale.
Tous originaires du pays "Entre Seine et Bray", nous avons fait voiture commune avec un départ à 5 heures du matin de Bois Guilbert pour s'assurer d'être à l'heure à l'embarquement du vol régulier de Turkish Airline d'Orly à Istanbul, puis d'Istanbul à Almaty (ancienne capitale du Kazakshtan.
Pris en charge dès l'aéroport, ils nous emmenèrent après 5 heures de routes cahotiques jusqu'au camp de Yourtes établi à 2500 mètres d'altitude. Nous voilà donc, après 27 heures de voyage à 7 heures du matin à l'autre bout du monde flanqués d'une interprète, plus citadine qu'efficace, face à nos guides qui semblaient interrogatifs quant à nos attentes. Nous sommes en effet les premiers touristes à débarquer chez eux. Qu'allions-nous faire étant donné que nous n'étions pas chasseurs?!...
Un petit déjeuner réparateur suivi d'une discussion avec le chef du camp sur nos attentes et nous prîmes possession de nos chevaux... Présentés nus, ils étaient en mauvais état avec des cicatrices d'anciennes plaies de harnachement, et, pour certains, des gonfles (inflammations dûes à la selle) sur le dos ou au passage de sangle... Malgré notre réticence il a bien fallu faire avec...
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Une fois préparés par nos guides nous partîmes pour la journée découvrir les environs. La halte du midi nous offrît un superbe point de vue sur la Chine à l'Est (une bonne journée de chevauchée) et sur le Kirghiztan à peine plus loin vers le sud.
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Première nuit à la dure dans des yourtes non chauffées, un peu d'eau chaude dans un récipient fixé à un poteau au milieu du camp pour la toilette (merci pour l'intimité! je préférais l'eau froide de la rivière) et salle commune dans une vieille tente militaire usée jusqu'à la corde... Nous avions malgré tout une cuisinière hors paire qui arrivait à nous concocter des petits plats dans dans des conditions qui feraient pâlir nos services d'hygiène!
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Nous partîmes ensuite 3 jours en bivouacs, destination une vaste Vallée de paturage. 7 heures de chevauchées par des chemins escarpés de montagnes qui nous emmenèrent par un col à 3500 m où poussaient d'innombrables hédelwess. Les chevaux nous firent ainsi gravir 1000 m de dénivelé en l'espace de 2 heures!
Succession de rencontres très simples et chaleureuses avec les pasteurs Ouigours et Kazakhs. Une vie sans heurt organisée au rythme du soleil et des troupeaux qui pâturent autourde campements sommairement aménagés deci-delà d'avril à septembre. |
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Chacun d'eux sont constitués d'une yourte et d'un enclos pour y rassembler le troupeau de moutons durant la nuit. Flanqué de quelques chiens, les loups des montagnes n'ont plus qu'à passer leur chemin! L'hospitalité qui règne dans cette contrée est sincère et profonde. Les femmes, entourées d'enfants toujours très jeunes, nous reçoivent autour d'un thé accompagné de pains et de crème. L'espace réduit est sans superflus... le strict minimun. Les hommes passent leur journée à cheval pour veiller sur les troupeaux et visiter les amis. Malgré les vastes étendues, il y a toujours un cavalier qui sort de nulle part! |
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Nous avons bivouaqué deux jours consécutifs auprès d'une famille dont la femme nous accueillit dans un très bon français! Une chance inouïe pour dialoguer car notre interprète étant restée au camp, il nous restait le language des signes avec quelques mots phonétiques pour échanger avec nos guides.
Retour au campement sous l'arrivée d'une dépression atmosphérique, de bras de chemise nous sommes passés aux affaires chaudes.
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Une journée de relache avec bain dans les eaux chaudes géothermiques... Il fallut pour cela prendre la vieille lada, descendre au village, la troquer contre une voiture plus civilisée et rouler à travers la steppe pour arriver à une sorte de dépotoir. Moment de détente malgré tout, dans une immense étendue d'eau à 30°, au milieu de cette zone ravagée qui pourrait devenir une superbe oasis après un peu de nettoyage! Périple qui s'est achevé par une randonnée pédestre. Nous préférions marcher vers le camp que d'attendre au village la Lada partit faire un tour.
Arrivée entre temps d'une équipe de trois chasseurs français au campement. Nous avions compris alors l'escapade de la veille qui s'éternisait... Il n'y avait pas suffisament de chevaux pour tout le monde! Un comble dans cette contrée où ll y a plus de chevaux que d'hommes. La colère de Thierry auprès du chef de camps permis de récupérer les chevaux pour une dernière rando dans une vallée sauvage à la recherche de Marals (le plus grand des cervidés) où d'Ibex (énormes chamois). Notre sens de la chasse ne nous permis que d'entrevoir 2 marals sur le versant opposé. Retour au camp à la tombée de la nuit sous une fine pluie froide.
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Et puis voilà le jour du départ avec toujours cette organisation aux horaires aléatoires, comptes-rendu successifs et sans détour auprès des différents "chefs" de l'organisation. Ils semblaient attentifs à nos attentes, nous étions en effet leurs premiers "touristes".
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Pour conclure, ce fut une aventure à la rencontre d'un peuple vivant encore la vie de pasteur de leurs ancêtres, à l'accueil chaleureux et sincère. Mais, il n'est pas bon d'être cheval chez eux. Malgré les problèmes d'organisation sur place, nous nous sommes sentis en sécurité tout au long de notre périple.
Si l'aventure vous tente... Contactez Thierry de Pas
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